Politique Régional

France: un service de vigilance contre les fake news

Faut-il craindre une ingérence numérique étrangère (d’un État ou d’une entité non étatique) lors de la prochaine élection présidentielle (10 et 24 avril 2022) et du scrutin législatif suivant (12 et 19 juin 2022) ? Le gouvernement le pense et prend les devants. Il a décidé de renforcer « son dispositif de lutte contre la manipulation de l’information. »

Lors du Conseil des ministres du 13 juillet 2021, Jean Castex a annoncé la création d’un « service de vigilance », appelé « à protéger la démocratie et le débat public, à identifier les opérations étrangères visant à la diffusion d’allégations manifestement inexactes ou trompeuses, de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ».

Cinquante agents

Le nom de ce nouveau service ? Viginum. Spécialisé dans la chasse aux fake news pilotées de l’étranger, il sera rattaché à Matignon. Il commencera ses travaux en septembre « en sources ouvertes », à partir d’éléments publics.

En janvier 2022, il sera composé de cinquante agents : analystes, ingénieurs, experts en médias numériques…

En parallèle, un comité éthique et scientifique, présidé par un conseiller d’État et un membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), suivra l’activité de ce service « et pourra exprimer des recommandations ». Son rapport annuel sera public. « Diverses personnalités qualifiées – dans les domaines juridique, scientifique et médiatique – composeront ce comité. Qui accueillera également un représentant des plateformes numériques », précise le Premier ministre.

Par le passé, des tentatives d’ingérences dans les scrutins avaient été soupçonnées en France et à l’étranger, notamment aux USA.

source: ouest-france.fr

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