Politique Régional

Biélorussie. L’opposante Tikhanovskaïa se dit prête à devenir le « leader national »

Une semaine après l’élection très controversée en Biélorussie d’Alexandre Loukachenko et des manifestations dans tout le pays, l’opposante Svetlana Tikhanovskaïa se dit prête à devenir le « leader national ». Elle est actuellement réfugiée en Lituanie.

La candidate d’opposition à l’élection présidentielle en Biélorussie, Svetlana Tikhanovskaïa, s’est dite prête lundi à diriger le pays en proie à une vague de manifestations contre le président Alexandre Loukachenko.

“Je suis prête à assumer mes responsabilités et à agir en tant que leader national”, a déclaré dans une vidéo l’opposante, réfugiée en Lituanie, rappelant qu’elle n’avait pas “voulu devenir une politicienne” mais que “le destin a décrété que je me trouverais en première ligne face à l’arbitraire et l’injustice”.

Cette ancienne traductrice et professeure d’anglais, 37 ans, coulait des jours heureux aux côtés de son mari, Sergueï Thikanovski, avant que celui-ci ne devienne un blogueur critique du pouvoir, puis se présente à la présidentielle et finalement se fasse arrêter, fin mai. Svetlana Tikhanovskaïa a donc pris la relève, envoyé leurs deux enfants à l’étranger, par précaution.

“Vous qui avez cru en moi, qui m’avez donné la force, j’admire aujourd’hui chaque minute votre courage, votre auto-organisation et combien vous êtes forts et brillants”, a-t-elle ajouté, disant vouloir “sortir de ce cercle sans fin dans lequel nous nous sommes retrouvés il y a 26 ans”, lors de l’accession au pouvoir d’Alexandre Loukachenko.

L’opposante de 37 ans a publié cette vidéo au lendemain d’un des plus grands rassemblements de l’opposition de l’histoire de la Biélorussie, qui a vu plusieurs dizaines de milliers de personnes se réunir à Minsk pour exiger le départ du chef de l’Etat.

Svetlana Tikhanovskaïa a dénoncé des fraudes massives lors du scrutin du 9 août, à l’issue duquel elle a officiellement recueilli 10% des voix contre 80% pour le chef de l’Etat sortant.

Elle s’est réfugiée en Lituanie en début de semaine dernière, ses alliés dénonçant les pressions qu’elle a subies, et avait appelé à des manifestations pacifiques dans tout le pays, qui se succèdent quotidiennement depuis l’élection.

Ouest-France

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