International Politique

Boeing : Téhéran savait la vérité dès le début

Dans un échange diffusé dimanche par la télévision ukrainienne et datant du 8 janvier, un pilote évoque « la lueur d’un missile ».

Téhéran savait-il dès le début que des tirs de missile étaient à l’origine du crash du Boeing 737 de l’Ukraine International Airlines le mois dernier? C’est en tout cas l’accusation portée par Kiev en se basant sur une conversation entre un pilote iranien et les contrôleurs aériens au moment du crash.

Dans une conversation diffusée dimanche soir par la chaîne de télévision ukrainienne 1 + 1 et durant environ 5 minutes, deux hommes identifiés comme un aiguilleur de l’aéroport de Téhéran et un pilote de la compagnie Iran Aseman Airlines échangent en farsi, le second disant observer « la lueur d’un missile » puis une explosion.

Après plusieurs jours de déni, les forces armées iraniennes avaient fini par admettre avoir abattu par « erreur » ce Boeing 737, quelques minutes après son décollage le 8 janvier. Les 176 personnes à bord, en majorité des Iraniens et des Canadiens, ont toutes perdu la vie.

« Sur notre itinéraire, il y a des lumières, comme un missile. Il y a quelque chose ? », demande dans l’enregistrement le pilote du vol EP3768 en provenance de Chiraz (centre-sud de l’Iran), qui s’apprêtait à atterrir. L’aiguilleur lui répond n’avoir aucune information. « À quoi ça ressemble ? À quoi ressemble cette lumière ? », demande-t-il.

« La lumière provient sans doute d’un missile », explique le pilote. « Il ne se dirige pas vers la ville (Téhéran) au moins ? », s’enquiert l’aiguilleur. « Peut-être bien… Ah non, il provenait de la ville », répond le pilote.

« Ukraine International Airlines 752, me recevez-vous ? »

Après quoi, l’aiguilleur essaie à plusieurs reprises sans succès de joindre le vol d’UAI qui venait de décoller (« Ukraine International Airlines 752, me recevez-vous ? »). « C’était une explosion, nous avons vu une très grande lumière. Je ne sais pas vraiment ce que c’était », ajoute encore le pilote.

source : le Parisien

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