Defence/R&D

La technologie de reconnaissance faciale développée par Amazon pourra etre vendue à la police

Amazon a décidé la vente de sa technologie de reconnaissance faciale aux forces de l’ordre.

Malgré les protestations et propositions demandant une interdiction de plusieurs associations, les actionnaires d’Amazon ont refusé d’interdire au géant informatique la vente de sa technologie de reconnaissance faciale aux forces de l’ordre.

Jeff Bezos, le conseil d’administration du groupe, était contre ces motions présentées par des actionnaires inquiets des menaces possibles pour la vie privée et les droits civiques liées à cette technologie. Ils faisaient notamment valoir que plusieurs services de police testent ce système et que selon la presse, Amazon l’a proposé à la police aux frontières peut-etre pour surveiller les migrants.

L’an dernier, dans une lettre ouverte, plus de 30 groupes militants dirigés par l’American Civil Liberties Union (ACLU) avaient exhorté Amazon à cesser de fournir sa technologie de reconnaissance faciale à la police parceque ça lui confère “un dangereux pouvoir de surveillance”.

Il est à noter que Amazon est l’une des nombreuses entreprises qui fournissent la reconnaissance faciale pour les services de sécurité et les autorités policières.

Des enquêtes ont montré que de tels programmes peuvent montrer des erreurs, en ce qui concerne identification des personnes non blanches. Les militants arguent en outre du fait que ces systèmes permettent de constituer une importante base de données d’informations biométriques.

Plus précisément, des actionnaires d’Amazon demandaient que le groupe s’abstienne de vendre à des agences gouvernementales à moins qu’il soit prouvé de façon indépendante que cela ne contribuerait pas à enfreindre les droits des citoyens.

Le conseil d’administration d’Amazon considère qu’une technologie nouvelle ne doit pas être interdite ou condamnée à cause de mauvais usages potentiels.

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