Defence/R&D

L’Armée de l’Air continue l’époque de l’utilisation des drones “humains”

L’innovation dans l’armée française n’avance pas sans humains. L’escadron de drones de Belfort recrute entre 80 et 100 pilotes de drones pour former des équipages.

“L’armée de l’Air va de plus en plus devenir une armée de pilotes de drones” selon le gén. Lecointre, chef d’état-major des armées, lors d’une audition à l’Assemblée nationale. Six mois après l’annonce de cette ambition, le colonel David, chef de la division ISR de l’état-major de l’armée de l’Air, a annoncé que l’escadron de drones de la 33e escadre de surveillance, de reconnaissance et d’attaque de Belfort recrute une centaine de pilotes de drones d’ici 2030.

La France a decidé l’acquisition de 12 drones MQ-9 Reaper. Six ont été livrés en version non armée (trois sont au Niger, l’opération Barkhane) et devraient être armés en 2020. Les six derniers, qui seront directement armés, sont attendus à compter de la fin de l’année. D’ici 2030, l’escadre sera dotée de 8 ALSR (avions légers de surveillance et de reconnaissance) et encore 8 MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper.

Deux tiers des futurs pilotes seront formés dans le cadre de la filière nouvellement créée, le dernier tiers viendra des unités de combat de l’armée de l’air. Pour les versions armées, l’équipage pourrait être constitué d’un cinquième élément. Le recrutement se base sur les conditions classiques de l’armée. Le grade et le salaire dépendent du poste occupé (entre environ 1500 – 2000 euros comme officier).

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